Comment l’arrivée d’un nouveau président affectera-t-elle le contenu musical américain? Ce changement se traduira-t-il par un renouveau dans le discours populaire et dans l’imaginaire collectif?

Il est à souhaiter qu’il favorisera à divers degré l’ouverture, la tolérance et l’acceptation dans la sphère sociale, et peut-être ressentirons-nous cette libération en musique.

Musique et politique

La musique, au même titre que les autres formes d’art, sert depuis longtemps d’instrument de revendications politiques et sociales. On pense notamment au groupe rap N.W.A. du début des années 90 qui protestait contre la brutalité policière et la discrimination raciale aux États-Unis, ou encore à Pussy Riot, ce groupe russe militant pour la liberté d’expression et les valeurs féministes. Plus près de nous, il y a les Cowboys Fringants qui ont toujours su mettre de l’avant des textes engagés. Il va sans dire que les quatre dernières années de mandat avec Trump à la présidence des États-Unis auront servi de muse à bon nombre de musiciens:

Look what you taught us!
It’s murder on my street, your street, back streets
Wall Street, corporate offices
Banks, employees, and bosses with
Homicidal thoughts; Donald Trump’s in office
We lost Barack and promised to never doubt him again…

XXX. – Kendrick Lamar, 2017

La musique, reflet d’une société

Après une année marquée par un climat social extrêmement tendu, les artistes américains se sont prononcés haut et fort pour inciter la population à se présenter aux urnes lors des élections du 3 novembre dernier. Tyler, the Creator, Lady Gaga, Miley Cyrus, Bon Iver et plusieurs autres ont pris la parole via leur plateforme médiatique et ont même, à certaines occasions, affiché leur orientation politique. Il semblerait qu’un vent de changement était plus que souhaité!

Maintenant qu’ils ont obtenu le changement demandé, on peut se questionner sur l’impact réel de ce changement sur la culture et la société, et même se demander si de nouvelles thématiques en émergeront.